BOUSSOLES DE MARCHE

LISTE ALPHABETIQUE DES FABRICANTS CONNUS

Attention : Ce tableau ne contient que les noms des fabricants identifiés des boussoles exposées ci-après. Certains objets n'ont cependant pas pu être rattachés à un nom. Découvrez-les en furetant. Nous avons aussi rajouté certains termes techniques.
A
Abercrombie & Fitch
ADBER / ADRIANOFF
 (АДБЕРЪ / КОМПАС АДРИАНОВА)
AFID
AK "artilleri compass" (anc. Armée Rouge)
A. & N. Aux. (Pathfinder)
Anglo-Swiss Ass.
Argentine (Armée)
ASKANIA
AURICOSTE
Australie
AZIMUT (A3ИMYT en russe)
B
BAILLE LEMAIRE
BARIGO
BARKER
BELFIELD
BÉZARD
B-L
BODAN (voir Askania)
Boussole DIRECTRICE (modèle 1894)
BREITHAUPT
BROWNE, (voir H.B. & S.)
BRUNSON
BRUNTON
BÜCHI
Bundeswehr
BURNAT
BUSCH (cxn)

C
cah (voir Fargel & Rossmanith) CAMMENGA
C.E.V.
CHETWYND
CHINE
cjy (voir NEAG)
ckc/C
clk (voir Breithaupt)
COLLIGNON
COMPASS Instrument & Optical Co. Inc. N.Y.
CONAT
CRC
CREAGH OSBORNE
cro (voir FUESS)
CRUCHONS & EMONS
cxn (voir BUSCH)
D
DARTON
DELCROIX
DEMARIA-LAPIERRE
DICI
DLM
DOIGNON
DOLLOND
DOMATIC
DOMINION
DUROPLAST
E
ELOP
ENBEECO
Energopribor (эп en russe)
erv (voir Hoffmann)
ESCHENBACH
Evasion (Escape
    Compass)
F
FALKE / FAUCON
Fargel & Rossmanith (cah)
F-L (French Ltd)
FPM - Freiberger
     Präzisionsmechanik
FUESS (cro)
fxn (voir SCHIECK)
fzg 
G
G150
GAMMA
GANSER
GAUMONT
GERLACH
GKS
GLAUSER
Glavkulttorg
GURLEY

H
HANDLEY
hap (voir KOHL)
H. B. & S.
HELIOS
HOFMANN (erv)
HOULLIOT
HUGHES
I
Inde (boussoles indiennes)
I.O.R.
ISRAEL (IDF / Tsahal)
Italiennes (boussoles ~)
J
JEZNACKI
J.W.H. (voir Handley)
K
KERN
K.M.32
KOEHN
KOHL Max (MK, hap)
Kommit (C. Stockert)
K&R - Kasper & Richter
KRÖPLIN
KÜHRT
KULVIEC
L
L1A1 (STANLEY)
LAWRENCE & MAYO
LEGH (Major)
LEMAIRE
LENDVAY
LENSATIC (boussole à lentille)
LEUPOLD
LIONEL Corp.
LUFFT
LYTH
M
M-1938
M-1950 (voir Lensatic)
M-49, M-53 (YU)
M-73, M-88 (GB)
MAGNAPOLE
MAG. TRNG
MANUFRANCE
MEISER & MERTIG
MEOPTA
MERIDIAN
MILLER
M.I.O.
Miroir (boussoles à ~)

(M suite)

MK (voir KOHL)
Mk 1
Mk III
MK3A
Mk 4 / IV (voir Glauser et SISTECO)
M.K.32
Modèle 1922
MOM (Hongrie)
MORDAN
MORIN
турист (v. Stockert "S")
N
NEAG (cjy)
NEUFA (voir GKS)
NEWTON
NIEDERMANN
NIFE
NISTRI
NVA

O
OBSERVATOR
OMI
OPTOS
ORION (voir Kröplin)
P - Q
PO-52 (Teleoptik, YU)
PASTO
PERMAN
PLAN Ltd
PÖFERLEIN
Pologne
Prisme (boussole à ~)
R
Radio Militaire
Radium (Peinture au ~)
RECORD
RECTA
REFLECTOR
Russie (boussole AK)
S
"S" (logo, lettre inscrite dans un hexagone allongé : voir STOCKERT) 
SCHIECK
SCHLACHT
SECRETAN
SEMIONOFF
SHORT & MASON
SILVA
SINCLAIR
SIRS
SISTECO
ŠP
SPERRY

(S suite)

STANLEY
STEIN (von)
STEWARD
STOCKER & YALE
STOCKERT ("S")
SUPERIOR MAGNETO
SÜSS NÁNDOR
T - U
TELEOPTIK
T.G. Co Ltd London
Training
TRIUMPH
TYCOS
V
VAUCHER
VEB Plastverarbeitung
VERNER (type de boussole)
VERNER "Vern.bus"
W
WARDALE
WATTS
Wehrmacht
Wehrsport
WILKIE
WINTERER
X
Non identifiées
(Allemagne ou Autriche)

xbk (voir topogr. et artillerie.)

Y
YEATES & SON
Z
ZEISS IKON
Z.I.E.L.

- A -

ABERCROMBIE & FITCH

Portrait : Le nom de cette société vient de David Abercrombie qui créa Abercrombie & Co en 1892 et ouvrit un magasin d'article de camping sur le port de Manhattan. Ezra Fitch qui était avocat et voulait changer de métier et préférait vivre au plein air s'associa avec David Abercrombie. En 1904, la raison sociale devint officiellement Abercrombie & Fitch (source: WIKIPEDIA/anglais). 

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

A. & F. commercialisa sans doute après la 1ère Guerre mondiale une boussole de type similaire à celles signées PLAN Ltd et Cruchon & Emons (ainsi que des boussoles de gousset) mais de conception simplifiée et destinées aux chasseurs et randonneurs. Contrairement au modèle militaire, les repères n'étaient pas réalisés à la peinture au radium. La première différence visible est le trou de visée ménagé dans le couvercle qui est rond ici alors qu'il est en forme de pointe de flèche sur les autres modèles. Le brevet (déposé par LONGINES, appelé exposé d'invention) fait état d'une ouverture ayant la forme d'un quadrilatère composé de deux triangles isocèles de hauteur inégale accolés par leur base (!). Cette version ne possède pas de frein d'oscillations de la rose. L'anneau n'est pas fixé à l'aide de vis mais ses extrémités sont simplement encastrées dans une ferrure qui intègre également le poussoir du levier d'immobilisation de la rose, actionné à la fermeture du couvercle.
Gravure au dos :  Abercrombie & Fitch Co. New York - Made in Switzerland.
A & F vendait aussi la boussole bracelet Superior Magneto après la 2e G.m. (lien vers encart publ.)

ADBER / ADRIANOFF (АДБЕРЪ / КОМПАС АДРИАНОВА)

Portrait : Le nom de ce modèle, ADBER (АДБЕРЪ en russe, voir la photo ci-dessous) est un acronyme formé à partir des noms de ses concepteurs,  Vladimir Nikolaïevitch ADRIANOFF (lien vers photographie et biographie) * 22 févr. 1875 à St-Petersbourg - † 24 août 1938 à Ostachkoff, et dont le nom est associé à la célèbre boussole à bracelet de l'Armée Rouge) et Friedrich Bernstein qui déposèrent le brevet de cet instrument (n° 16.156 du 28 nov. 1907) dont seule la version anglaise est connue. Les termes gravés au dos signifient : " Brevet déposé pour la Russie, l'Allemagne et l'Angleterre ".
NOTA : Voir aussi dans la rubrique RECHERCHE / Russie les nombreuses boussoles de ce pays ainsi que les modèles de gousset signés Khlynovsky et Ossietzky.



Cliquer sur les images pour les agrandir

Face arr. : réglette (1 pouce et 25 mm); Verrouillage : levier dans un renfoncement
Fiche technique
- Diam. : 50 mm ; Epaisseur : 11 mm
- Divisions : tous les 15°, pts. cardinaux en russe, le repère (oxydé) du nord n'est pas représenté par la lettre cyrillique C (pour CEBEP) comme à l'habitude mais par un triangle.
- Boîtier : aluminium et laiton
Descr. publiée dans la liste des matériels agréés (1907) :



Source : Official 1907 User instructions

La boussole suivante était probablement aussi prévue pour être portée au poignet mais nous n'avons jamais vu un exemplaire muni de so bracelet d'origine.

Le brevet d'Adrianoff et Bernstein, éd. brit. (Version complète disponible)


Manuel de formation de l'Armée Rouge
(Descr. compl. en russe: cliquer sur l'image)

Ce type de boussole était aussi remis aux lauréats de l'école d'officiers d'artillerie. Gravure au dos (en russe d'avant la réforme orthographique) :

Boussole du capitaine Adrianoff

Modèle amélioré de 1911 par les officiers de l'école de tir
1 division = 3 degrés ou 5 millièmes


Sur la version de 1915, le nom KRAUSS a été ajouté à la dernière ligne.
Versions tardives plus sobres

Vue démontée : l'aiguille est identique à la descr. du brevet. Le verre se dépose simplement en retirant trois vis (comparer avec la version norvégienne qui tient grâce à un fil de cuivre engagé dans deux gorges opposées).
Version avec points cardinaux en langue probablement norvégienne. Description et fiche technique : voir BUSCH (n° 3350). La lunette tournante était fixée à l'aide d'un fil de cuivre (lien vers photo).

AFID

Portrait : AFID est peut-être l'abréviation du nom d'une entreprise allemande des années 1930/1940.
Aucune information disponible à ce jour. Merci de nous aider à renseigner ce chapitre.
Boussole réglementaire des soldats de la Wehrmacht (IIIe Reich, 2e G.M.), modèle à couvercle en aluminium.
Description technique : voir Breithaupt ci-dessous.

A. & N. Aux. / Army & Navy Auxiliary

Portrait : La société Army & Navy Auxiliary Co-operative Supply Ltd, Victoria Street, Westminster, London, fut créée en 1882 pour fournir des produits bon marché aux membres et parents des forces armées britanniques et du Commonwealth (source et plus d'infos ici : House Fraser Archive).
Parmi les produits proposés, on trouvait une version du modèle REFLECTOR ainsi que cette boussole d'un fabricant inconnu appelée PATHFINDER (lien vers boussoles de même nom) qui présente deux passants permettant de la porter au poignet à l'aide d'un bracelet ainsi qu'un verre articulé permettant de modifier rapidement l'orientation de la flèche noire et orange. Celle-ci peut ainsi servir à indiquer le nord vrai en tenant compte de la déclinaison ou d'index de route. L'aiguille magnétique se trouve sous le disque (lien vers photo de l'instrument démonté).
Cliquer sur la photo de dr. pour voir les différents côtés    
Fiche technique : Ø 53 mm. Poids 125 gr. Marquages au radium. Date de fabrication approx. : début 20e siècle. 

Anglo-Swiss Association

Portrait : La société The Anglo-Swiss Association avait été créée en ... (?). Son siège était à ... (?). Elle regroupait les entreprises ... (?) Le seul produit connu à ce jour était une boussole de type Verner datant de la 1ère Guerre mondiale.
(Photo Jaypee - coll. part.)
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Argentine (Armée de Terre d'~)

Portrait : L'Armée de Terre d'Argentine a utilisé pendant très longtemps une version personnalisée des célèbres boussoles de la 1ère G.M. signées Cruchon & Emons et PLAN Ltd. Il y eut au moins deux versions : l'une avec les armoiries en relief (sans doute la plus ancienne) et l'abréviation E.A., l'autre avec les armoiries embouties en creux et le texte en toutes lettres "EJERCITO ARGENTINO" (Armée de Terre d'Argentine). Sur le disque de la rose des vents, les points cardinaux sont indiqués en espagnol (initiales identiques aux pays de langue latine). 

Les deux versions du couvercle
(Photo de g. : zonamilitar.com.ar)

(Cliquer sur les photos pour les agrandir)
Fiche technique
Voir description technique détaillée à l'article PLAN Ltd.

- Diamètre : 54 mm ; épaisseur : 18 mm
- Divisions : 360°
- Marques : B. N° 10816 (Brújula Número = boussole numéro)
- Boîtier recouvert de peinture noire
- Repères lumineux: pas de radium contrairement aux modèles C. & E. et PLAN Ltd.
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ASKANIA

Portrait : ASKANIA est une entreprise allemande qui a pris la succession de BAMBERG / Friedenau - voir Compas aéronautiques  (pour en savoir plus, cliquer ICI). Voir aussi les boussoles à bracelet et les compas de marine et aéronautiques.

Cet instrument porte une référence matériel OTAN (NATO Stock Number, NSN) dans laquelle le chiffre 6605 signifie boussole de marche et le 12 représente l'Allemagne. Les autres chiffres sont un code fabricant ou la réf. de la spécification. Il a été utilisé dans l'armée allemande (BUNDESWEHR, de ... à ... ?) créée en 1956 et probablement aussi dans la police des frontières (BUNDESGRENZSCHUTZ, créée en 1951, devenue la BUNDESPOLIZEI). Voir aussi plus bas : Breithaupt / modèle CONAT.
Photode g. : prospectus du fabricant (cliquer sur l'image pour voir la vue complète et les données techn. au dos)
Photo de droite : Askania a également signé une boussole créée par KRÖPLIN.





Le n° d'approvisionnement OTAN était aussi imprimé sur la sacoche en cuir à deux pattes similaire à celles de BUSCH.
La boussole de la BW présente le logo formé de trois triangles représentant les trois A (majuscules) du nom de la société "AskAniA" (voir photo de droite).



En bas dans le couvercle apparaît également le nom de l'usine : BODENSEEWERK (usine du Lac de Constance).



Description dans le manuel du soldat (Soldatenhandbuch) de la Bundeswehr.

Le logo en forme de couronne composé du nom AskAniA avec trois A majuscules de la boussole des Pays-Bas. La forme de chacun des trois A rappelle des symboles maçonniques.



(Cliquer sur les images pour les agrandir)
Photo Ted Brink (voir LIENS / Boussoles militaires)


Fiche technique
- Dimensions (pliée) : 70 x 70 x 18 mm
- Poids : 140 g
- Règle lat. : 100 mm
- Divisions (Allemagne) : 6400 mill., sens hor.
- Barre Est-Ouest (idem Bézard) alors que les instruments du Pacte de Varsovie, cette ligne est orientée Nord-Sud.
Abréviation ABL = Armée Belge / Belgisch Leger. Elle existait aussi en version signée au dos AskAniA :

 
Les Pays-Bas et la Belgique utilisaient un modèle très comparable vers le début des années 1950. L'armée belge possédait une version signée BODAN et une dont le logo était constitué des lettres W et V superposées inscrites dans un cercle au-dessus du nom de la ville allemande de BIELEFELD où cet instrument semble avoir été fabriqué.

Le limbe présentait une double graduation (degrés et millièmes) tout comme la version de l'armée de terre péruvienne ci-dessous.


Armée de Terre du PÉROU


Certains modèles destinés à l'exportation présentaient des points cardinaux lisibles dans la langue locale (O = Oeste / E = Este).  Le boîtier était couleur de sable et non pas vert OTAN. Il ne possédait pas de pieds en caoutchouc et le dos du miroir était peint en gris
Inscriptions:
- Dans le couvercle: GERMANY
- Face ext. sup. : Logo et n° de série.

La sacoche en cuir était noire et rectangulaire.
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AURICOSTE

Portrait : Société française d'horlogerie spécialiste des instruments de marine. La maison J. AURICOSTE existe depuis 1854.

Elle avait commercialisé au début du XXe siècle une boussole reprenant un brevet déposé en 1902 dans de nombreux pays par Johann von Bézard, l'inventeur de la célèbre boussole du même nom. Elle était baptisée "Boussole Directrice Lumineuse de Campagne". L'instrument d'Auricoste est fidèle au brevet de 1902, c'est-à-dire fentes de visée dans le couvercle, dessin de l'aiguille et de son cadre, immobilisation automatique de l'aiguille à la fermeture du couvercle, forme de la flèche dans le couvercle hormis l'encoche dans l'empenne etc. (voir l'article spécial consacré à La boussole Bézard).

Une publicité parue dans un journal de 1915 (trouvée dans le dossier VONIN) montre qu'elle fut commercialisée en pleine Première Guerre mondiale sans qu'il fut fait référence à l'origine étrangère du brevet. La boîte en carton est décorée des drapeaux de la coalition combattant l'Allemagne avant l'entrée en guerre des États-Unis.


(Cliquer sur la photo pour l'agrandir)

L'aiguille en papier ainsi que son encadrement placé sous le verre et la flèche de direction étaient enduites d'une peinture luminescente



La valeur de la déclinaison magnétique de l'époque (9 degrés ouest) avait été prise en compte en collant l'aiguille en papier sur l'aimant désaxé à cet effet d'un angle de cette valeur.
Fiche technique
- Diamètre : 46 mm
- Poids : 35 g
Matériaux utilisés :
- boîtier: bois
- Couvercle : aluminium
- Couronne : nickel (?)
Publicité de 1915

(Cliquer sur la photo pour l'agrandir)



Boîte arborant les drapeaux des nations en guerre contre l'Allemagne : France, Belgique, Grande-Bretagne, Pays-Bas, Luxemburg, Russie

Manuel de l'utilisateur
(recto - cliquer pour voir le verso
Copies disponibles sur demande)

(...)

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AUSTRALIE

Des boussoles de type Mark III ont été fabriquées en Australie par J. W. Handley de Melbourne à partir de 1966 (date d'extinction de la protection du brevet) sous la désignagtion MK3A et l'Australie en fabriquait pour ses propres forces armées.

AZIMUT (A3ИMYT ou a3uMym en russe)

Portrait : Modèle de l'entreprise russe московский опытный завод энергоприбор (Moscow Plant Energopribor). Instrument probablement fabriqué dans les années 1960-1970 (aucune autre information disponible pour l'instant).



(Cliquer sur les photos pour les agrandir)

Les points cardinaux sont en allemand sur cet instrument qui devait être un modèle destiné à l'exportation vers l'ancienne Allemagne communiste (RDA).

L'aiguille aimantée noire quasiment invisible est surmontée d'une flèche orange épaisse en matière plastique.


Le logo (trois barres dans un cercle) est situé au-dessus du de la réglette.



Le nom du fabricant (en minuscules) sur la boîte :
"a3uMym" (m = t !)
Fiche technique
- Dimensions : 85 x 60 x 19 mm
- Divisions : 360°
- Marques lumineuses : 2 points au Nord, 1 pour les autres points cardinaux (O, S, W), un triangle sur la pointe de l'aiguille
- Réglette : 60 mm (peinture blanche)

Le nom du fabricant (en majuscules) sur la base du boîtier:

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BAILLE LEMAIRE

Portrait : La Sté LEMAIRE faisait partie du groupe BAILLE LEMAIRE Fils & Cie qui avait fabriqué des automobiles au tournant du 19e s. (1898-1905). Elle déposa sous ce nom un brevet (n° 1.041.917 délivré le 3 juin 1953) qui décrivait une boussole de type Modèle 1922 amélioré, appelée Mle 49 ainsi qu'un Mle 1922 à prisme (voir boussoles Lemaire).

Plans trois vues
(Lemaire Mle 49)


Fonction sitogoniométrique




(Cliquer sur les gravures pour les agrandir)

Ce brevet reprenait le concept de base du Modèle 1922 à capsule à fond transparent mais il comportait en outre un miroir s'inclinant automatiquement vers le bas selon un angle de 45° similaire à celui qui équipait déjà les boussoles RECTA et BÜCHI. Ce brevet avait été complété d'un additif (n° 62.195 du 29 décembre 1954) décrivant un dispositif de mesure des pentes (sitogoniomètre). Ce projet fut employé au Vietnam mais ne connut apparemment pas le succès escompté. C'est à peu près à la même époque que l'Armée Française adopta la boussole allemande de type Bézard dont le modèle UBK (Universal-Bézard-Kompass) possédait déjà ces fonctionnalités depuis le début des années 1930. Cette décision a sans doute accéléré le déclin sinon porté le coup de grâce à l'industrie des boussoles en France. Il n'est pas exclu que la France ait opté pour le produit allemand car celui-ci était peut-être fourni à un prix très avantageux à titre de réparation après la 2e Guerre mondiale.

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BARIGO

Portrait: Entreprise allemande fondée en 1929. BARIGO est un anagramme formé des premières syllables de Barometerfabrik Richard GOES (usine de baromètres et nom de son fondateur). Elle produit essentiellement des baromètres. Son siège actuel est situé à Schwenningen (Forêt-Noire Souabe).



(Cliquer sur la photo pour l'agrandir)


Fiche technique
- Dimensions (hors étui) : 74 x 50 x 18 mm
- Poids : 65 g
- Matériau:
. Boîtier : verre acrylique
. Sacoche et lanière : cuir
- Visée : miroir métallique dans le couvercle et échancrure carrée
- Le fond de l'étui est tapissé d'une feuille fortement luminescente.
NOTA : Le boîtier en cuir ne sert pas uniquement à protéger la boussole et à assister la visée. La manipulation du boîtier en matière acrylique avec des vêtements de laine provoque facilement l'apparition d'une charge statique qui fait que la pointe Nord de l'aiguille aimantée colle alors au fond de la capsule et rende l'instrument inutilisable pour de longues minutes. Au bout du compte : un beau cadeau plutôt décoratif que fonctionnel...

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BARKER

Portrait : Francis BARKER & Son (FB&S) était une société anglaise fondée en 1846 par Francis Barker (1820-1880).
Pour en savoir plus, cliquer ICI et dans nos LIENS.
Voir aussi boussoles de gousset, à bracelet, d'évasion, de marine et topographiques.

Chronologie des boussoles militaires Barker :
(Cliquer sur les liens pour accéder aux articles génériques décrivant les divers types de boussoles)
1860-70 (?) - Rose de type Singer dans un boîtier de type nouveau appelé plus tard Verner's pattern
1903 - R.G.S. (Royal Geographical Society): voir la boussole à bracelet et Steward
1910 - Service Pattern Liquid Prismatic Compass - Comparer avec le modèle The Reflector        (Photo de dr.)
1915 - Lensatic Compass (boussole à loupe de grossissement)
1930 - Mk II Liquid Prismatic Compass
1932 - Mk III Liquid Prismatic Compass
1939 - Mk IX Dry Card Prismatic compass (boussole de type Verner)
1942 - 42 Pattern Liquid Prismatic Compass
1966 - Mk 1 Liquid Prismatic Compass (idem Mk III mais avec cadran gradué en 6400 millièmes et tritium au lieu de radium)
1971 - M-71 (renforcement de la grille de protection)
1972 - M-72 (fut utilisé dans l'Armée Française)
1973 - M-73 (encore en production, Sté PYSER) NOTA: NE PAS LE CONFONDRE AVEC LES BOUSSOLES STANLEY G150 ou SILVA Mark IV (anc. SISTECO) de même type.
1980 - Aerolight
1988 - M-88 (encore en production, Sté PYSER -  voir photo de dr.)

L'armée de Terre britannique (British Army) utilise actuellement la boussole modèle M-88. Le modèle utilisé précédemment était la M-73. Elle existe en trois versions : une graduée en 360 degrés, une graduée en 6400 millièmes et une avec la graduation conventionnelle des pays de l'Est (6000 millièmes) baptisée DICI et destinée à l'origine aux troupes de l'Armée irakienne sous Saddam Hussein avec qui chacun était à l'époque dans les meilleurs termes.

Pour la chronologie des désignations Mark, se reporter à l'article Mark 1, 2 etc.

L'Armée Française utilisa une boussole de type M-72 dans les années 1970-80. Nous possédons un mode d'emploi daté de 1970 (voir photo dans tableau ci-dessous : éd. 1983) ainsi qu'un manuel de maintenance daté de 1986.

Tableau de photos
- rangées 0 et 1 : Cet instrument constitue la première étape intermédiaire entre le dispositif volumineux topographique à prisme de type Schmalcalder et le célèbre système de Verner. Il 
n'est pas répertorié dans les catalogues de Barker connus à ce jour.
- 2e rangée : Verner Mk 5
- 3e rangée : Lensatic Compass
- 4e rangée : MK 1, DICI, Pattern 42 et Mk III 
- 5e rangée : Mk 1, M-71, M-72
- 6e rangée :M-73

Sauf indication contraire, les photos ont été gracieusement mises à notre disposition par TRADEMARKLONDON.com (cliquer dessus pour les agrandir).

0 -  L'ancêtre ?



Boussole à main de la même taille  que les boussoles topographiques  de type Schmalcalder mais avec un couvercle articulé et ajouré d'une fenêtre servant d'alidade.




L'anneau riveté semble avoir été rajouté après-coup.
Fiche technique
- Diam. boîtier : ... mm
- Diam. disque rotatif : ... mm
- Epaisseur : mm
- Divisions : 360°
- Gravure au dos : D /|\  D (symbole de l'armée britannique, Dept. of Defence) A.860 (n° de série?)
- Verrouillage disque : tirette sur le côté
- Bouton-poussoir de freinage sous l'articulation (idem instr. svt.)
- Pas de languette de protection du prisme

Bien que non signé, le boîtier est probablement de Barker car identique à l'art. svt. Il peut avoir été réalisé dans les années 1840. Comparer avec les versions de boussoles Stanley et Steward.
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0 - ...? Fin 19e s.


Photos Jaypee/Compassipedia




F.BARKER & SON - LONDON E.C.

Nom et adresse du fabricant sous la ligne ouest-est
Fiche technique
Dimensions (standard type Verner):
- Diam. boîtier : 52 mm
- Diam. disque : 44 mm, aluminium
- Epaisseur : 20 mm
- Divisions : 360°
- Aucune gravure au dos
- Verrouillage : bouton latéral type Verner VII)
- Bouton de freinage placé sur le côté droit, unique exemplaire connu.
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1 - Désignation du modèle (?)
Boîtier type montre de gousset, précurseur du système dit de Verner à disque noir et  blanc type Singer. Probablement la plus ancienne version d'une boussole de ce type et de cette taille.

Fiche technique
- Diamètre boîtier : 50 mm
- Diam. petite fenêtre de visée : 19 mm
- Verrouillage disque par bouton-poussoir dans l'anneau. Noter le petit bouton-poussoir (sous l'articulation) servant à freiner les oscillations de la rose des vents.
- Date : env. 1868-75?
Le nom du revendeur est inscrit sur la rose de type Singer :
E. Lennie - 46 Princes St., Edinburgh

Ci-dessous: une autre version plus ancienne et plus dépouillée.

Le logo de F. Barker & Son avec le S gravé à l'endroit, signe que cet instrument a été réalisé avant la mort de Francis Barker en 1875.

Modèle à lentille et à prisme distribué par C. J. CAUPP & Co. Hong Kong présentant un couvercle supplémentaire équipé d'un mirroir et d'un oculaire au-dessus du prisme.
NOTA : Cet objet a probablement été remis en récompense à un officier par le vice amiral de la flotte impériale russe d'origine allemande A. G. von Niedermiller (1851-1937 - voir transcription et traduction sur la vue agrandie).

2 -  Verner's Pattern Mark V


Photos Mark Thompson

 

La signature de F. Barker & Son en 1907


Fiche technique
- Diamètre boîtier : 50 mm
- Diam. grande fenêtre de visée : mm



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3 -  Lensatic Compass
Barker a développé et breveté en 1916 (n° 103019) le principe technique de la boussole à lecture par lentille de grossissement. Cette solution fut mise en pratique sur quelques instruments mais abandonnée par Barker qui préconisait le système à prisme plus précis.

Le bord gradué de la rose  était relevé pour faciliter la lecture dans le brevet (fig. 1, lettre "g" .
Exemple de boussole : cliquer ICI)


Photo Nick Godridge 

La fenêtre de visée dans le couvercle était très grande et centrée sur ce modèle mais plus petite et décentrée sur le modèle définitif (photo de dr.). Sur cet instrument, la rose est entièrement plate
(Cliquer pour voir le cadran
).



Photo Jaypee 
Modèle signé DOLLOND (revendeur)
Description : cliquer ICI
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4.1 - Mod. 42 Pattern* et Mark III
(* modèle 1942)

Mod. 42 Pattern : Patte de protection de prisme différente, diam. 50 mm seulement et anneau parfois plat. Il a aussi existé avec le même disque que le MK III (lien vers photo, autres photos à l'article consacré à T.G. Co. Ltd)

Mod. Mark III : Instr. décrit dans le manuel officiel de l'armée britannique Manual of Map Reading and Field Sketching (1955) (cliquer sur la photo de dr. pour voir le texte)

Les modèles 42 Pattern et Mark III présentaient encore des divisions et les points cardinaux gravés et peints sur le pourtour du boîtier (lien vers photo vue de côté / comparaison).

Modèle Mk 1 (sans photo)
Version modernisée du Mk III, graduée en millièmes et sans points cardinaux sur le pourtour du boîtier. Le radium est remplacé par le tritium. Modèle utilisé de 1970 env. jusque vers la fin des années 1990 dans l'Armée Fr. notamment par l'artillerie nucléaire (fusées Honest John).



Fiche technique
- Diamètre : 58,5 mm
- Graduations: 6400 millièmes de 20 en 20
- précision: env. 5 mill.
- Poids : +300 g


(Cliquer sur la photo ci-dessus pour voir le manuel MAT 1935 ouvert)
Documentation du Mk 1 compl. disponible en français :
• Notice MAT 1884 (éd. 1970, 12 p. voir ci-dessous)
Manuel Technique MAT 1935 (éd. 1986, description, mode d'emploi, catalogue illustré et manuel de réparation (96 p.)



(Photocopies sur demande)


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4.2 - Model Mk III (signé OMI) en langue arabe

(Voir aussi la version d'ISRAEL)

 
Photos Ion Argyriadis
Cliquer pour agrandir
La rose flottante, le limbe et les gravures extérieures sont uniquement en arabe
(voir Divers / Points cardinaux).


 

Signature au dos: NISTRI OMI* ROMA.
*Ottica Meccanica Italiana
Cette société qui n'était dans doute qu'un revendeur a cessé ses activités dans les années 1980. Voir aussi les compas aéron. d'OMI.

Fiche technique
Divisions : 360° sens horaire, repère nord au radium sur le disque, ampoules de tritium sur le limbe.
Le texte sous les deux sabres entrecroisés signifie:
Armée Saoudienne /  No. 1472

 
MKIII de l'Armée Belge (A.B., BL en néerlandais = Belgisch Leger) fabriqué vers 1968/69, introduction de la graduation en millièmes.


Poto Chr. Heyden

Grille de protection
Comparer avec la version renforcée du M-73 à g.

Le M-71 se distinguait du Mk III par les pastilles au tritium qui remplaçaient les marques de peinture au radium. Le triangle du repère Nord a ensuite disparu lui aussi.
5 - Modèles M-71 et M-72


Photo de dr. : hybride - Graduation en millièmes sur une rose de M-71 (triangle pour le repère Nord)

Vues détaillées des cadrans: cliquer sur les images ci-dessus et ci-dessous rangée 6.
Comparaison des modèles Mk III et M-73 :
L'articulation du couvercle du M-73 (à dr.) avait dû être renforcée car il paraît que les soldats australiens faisaient des concours de force : les nouvelles recrues devaient désolidariser les deux parties les bras tendus...


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6.1 - Modèle M-73 (version 360°)

 

Fiche Technique
Voir le site du fabricant PYSER-SGI.

Le M-73 offre l'avantage d'être en aluminium et non plus en laiton, ce qui abaisse son poids d'un tiers environ : 215 g au lieu de 315g !

Comparer aussi avec les modèles : G150 Stanley, Mk. 4 Glauser, Sisteco et les copies fabriquées en Israël.

Mode d'emploi disponible (en angl.) sur le site trademarklondon
Eclairage
Ci-dessous : les lampes au tritium dans l'obscurité. Non visible sur la photo : celle située à l'aplomb du prisme.



Version plaquée or 24 ct. pour présentation fabr. en 2006 (1 lot de 10 expl. - photo TML)
6.2 - Variantes du modèle M-73 DICI
Graduation type soviétique en 6000 millièmes.

Ces instruments sont marqués de la lettre arabe gim au centre d'un triangle, l'emblème des forces armées iraquiennes dans les années 1970.




Plusieurs fabricants ou distributeurs en ont signé tels que ENBEECO et DOMINION.
Fabricant : ENBEECO
Anagramme créé à partir de Newbold & Bulford Co. Ltd.

ENBEECO a appartenu pendant quelque temps au même groupe que Francis Barker & Son Ltd et ils partagèrent la technologie et les outillages de sorte qu'il existe des boussoles signées ENBEECO similaires au modèle M-73.
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Fabricant ou  fournisseur : DOMINION
Dominion était un marchand d'armement ayant des bases au Canada et dans d'autres pays du Commonwealth. Il changea par la suite de raison sociale et s'appela Imperial. Il a sans doute été racheté par une autre sté. Il ne fabriquait pas de boussoles et a apposé son nom sur des produits achetés à un grossiste. Cet instrument est peut-être en fait un STANLEY G150. (Source: Trademarklondon.com)

 
Photo M. Jamison
6.3 - AEROLIGHT

Cet instrument a été fabriqué pendant les années 1980 mais finalement remplacé par le modèle amélioré appelé M-88 suite à des problèmes d'étanchéité. Ce concept a été repris par Israel pour sa version IDF (Israel Defense Forces).




Photos Gail & Phil Ralph
(Cliquer sur les images pour les agrandir)


Le modèle Aerolight n'a jamais été homologé pour l'OTAN (pas de n° NATO Stock Number). Il présente au dos uniquement un autocollant avec le nom du fabricant.
Fiche technique

Divisions: millièmes



L'information précisant que la valeur angulaire doit être multipliée par 100 est répétée CINQ fois sur le disque !

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BELFIELD

Portrait : Concepteur inconnu d'une boussole à fond transparent et protégé par deux couvercles et désigné Night Marching Compass et fabriqué par Steward. Aucun brevet déposé au nom de cette personne n'a pu être trouvé.
Fiche technique : Dim.: ép. 28 mm ; diam. 50 mm (cliquer sur l'image de dr. pour visualiser une photo du couvercle gravé).


BÉZARD

Bézard est le nom d'un officier autrichien, inventeur de la boussole qui porte son nom. Elle fut fabriquée par la société allemande LUFFT qui ne fait aujourd'hui plus que des baromètres.
Un chapitre spécifique (LA BOUSSOLE BÉZARD) lui est consacré - et aux nombreuses imitations !

Illustration de droite : une boussole Bézard typique avec sa sacoche en cuir

BOUSSOLE DIRECTRICE

Ce terme désigne plusieurs instruments, à commencer par celui qui a semble-t-il immédiatement précédé la boussole en forme de cylindre aplati utilisée par la France dans l'infanterie au cours de la Première Guerre mondiale (voir MORIN). Cette boussole était appelée directrice, ce terme étant apparu vers 1894 pour décrire un instrument léger pouvant prendre place dans la poche-ticket du dolman mais possédant toutes les caractéristiques requises pour permettre à un officier d'effectuer les opérations de base en liaison avec une carte, tant sur le terrain qu'au cours de la préparation, c'est-à-dire s'orienter, suivre un cap, désigner des objectifs, une marche à suivre etc. Elle répondait à la circulaire ministérielle du 29 mars 1894 (en cours de recherche) citée en introduction de la description des instruments parue dans plusieurs articles et livrets comme notamment LA BOUSSOLE DIRECTRICE (sans indication d'auteur, publié dans la Revue du Cercle Militaire du 13 mai 1894, 6 p. et 3 fig.) et La BOUSSOLE DIRECTRICE de marche (21 p., texte revu et augmenté, signé du capitaine Delcroix, impr. chez Paul Dupont en 1896. Des copies de ces documents sont disponibles - Voir aussi la boussole de topographie inventée par cet officier).
Le célèbre gén. Février est considéré par le capitaine Desombre, également inventeur d'une boussole, comme le père spirituel de cet instrument. C'est sans doute lorsqu'il fut nommé en 1882 président de la commission chargée de réviser le règlement du 12 juin 1875 sur les manoeuvres d’infanterie, puis président, pour 1883, du Comité consultatif d’infanterie, et enfin membre du Conseil supérieur de la guerre qu'il formula les textes évoqués ci-après :
  " Le gén. Février fit appliquer les propriétés de la boussole à la tactique ; sur ses indications, une boussole, connue sous le nom de boussole directrice, fut construite et mise en usage dans les régiments. "
(cité dans La boussole-guide pantométrique, article paru dans la Revue du Cercle Militaire, janvier 1896 - photocopies disponibles).

La boussole directrice dite parfois aussi "de poilu" (lien vers la discussion sur le forum 'Pages 14-18) et utilisée de manière généralisée à partir de la Première Guerre mondiale a sans doute été créée entre 1900 et 1910 (nota : nous manquons encore d'informations à ce sujet. Merci de nous apporter vos lumières). C'est à cette époque que VONIN a vainement essayé de pénétrer ce marché. Voir aussi la boussole ROSSIGNOL.
Signalons en passant que l'officier autrichien Johann Bézard inventa sa célèbre boussole en 1902.
(Bibliographie : voir dans Divers / Histoire & Bibliographie ainsi que dans notre boutique l'étude sur 100 ans de boussoles de l'Armée Française)





(Cliquer sur les images pour les agrandir)


Dessin extrait de la Revue du Cercle militaire : Description, fig. 1 (Comparer avec le dessin paru dans le livre du capt. Delcroix en 1896).

(Cliquer sur l'image pour lire le début de la description technique)

Fiche technique
- Boîtier : aluminium,  58 x 58 x 15 mm
- Diamètre limbe rotatif : 50 mm
- Graduation : 400 grades sens horaire, gravée sur palladium
- Quatre colonnettes d'aide à la visée, dont une paire en forme de cran de mire et de guidon, ce dernier étant percé d'un petit trou rond permettant d'y faire passer un fil destiné à faciliter le pointage en reliant cran de mire et guidon pour prolonger la ligne de visée (photo : voir le modèle amélioré du Cne Delcroix).
- Vue démontée (le dispositif de verrouillage n'apparaît pas sur toutes les photos)
- Fabricant : M. Desmichel, 24, rue Pavée-au-Marais (auj. "rue Pavée")

   L'écrin de rangement

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BREITHAUPT (clk)

Portrait : Société allemande. Pour en savoir plus, cliquer ICI.
Tous les modèles ont une désignation commençant par l'abréviation CO (COmpass) dont le sens n'est pas toujours évident. Son code industriel au cours de la Seconde Guerre mondiale était clk.
NOTA : Cette société ne coopère malheureusement en aucune manière avec COMPASSIPEDIA.
Voir aussi la catégorie BOUSSOLES TOPOGRAPHIQUES ET MILITAIRES.





Boussole de marche militaire
Version en laiton.
Cette boussole (ainsi que le modèle ci-dessous) est  identique au Mod. I de Busch, fabriqué par de nombreux fournisseurs (Fuess, MK, etc.).
Manuel de l'utilisateur (Heeres-Druckvorschrift / H.Dv.362) du 18 décembre 1928, re-édité inchangé en 1940.


Modèle type des boussoles utilisées par les fantassins de la Wehrmacht jusqu'en 1945. Il en existait plusieurs modèles : (Informations à faire confirmer par le constructeur) selon toute vraisemblance, elles furent réalisées tout d'abord en laiton avec une règle de 50 mm. Par souci d'économie des matières premières pendant la Seconde Guerre mondiale, les composants changèrent. La réglette fut également allongée pour atteindre 60 mm. Elles étaient toutes graduées en 6400 millièmes en sens antihoraire. De nombreux autres détails les distinguent (voir les fiches techniques).
Formes du couvercle comparées
(voir aussi Zeiss Ikon)



Fiche technique
- Diamètre : 54 mm
- Hauteur : 17 mm
- Poids : 130 g
- Boîtier et couvercle : laiton
- Anneau : nickel
- Réglette escamotable : 50 mm
- Couvercle à bec-fermoir étroit, fixé à la charnière par 3 rivets


Boussole de marche militaire
Version en aluminium

Fiche technique
- Diamètre : 54 mm
- Hauteur : 17 mm
- Poids : 60 g
- Boîtier : nickel
- Anneau : laiton
- Réglette escamotable : 60 mm
- Couvercle en aluminium à bec-fermoir large, fixé à la chanière par 4 rivets

Modèle à boîtier et miroir de forme identique à la boussole dite "Jungendienst-Kompass" de BUSCH et réalisé par plusieurs sociétés.
Cette forme a été reprise après la guerre par FPM.

Poinçon du Service de contrôle des matériels (Materialprüfungsamt) sur la face inférieure : lettres stilisées MP. La lettre S est le code signifiant le type de bakélite et 0W est le code du fournisseur (inconnu) de la bakélite. Pour plus d'information cliquer ICI (site en anglais).
Fiche technique
- Divisions : sens antihoraire
- Dimensions : 75 x 55 x 20 mm
- Poids : 110 g
- Boîtier : bakélite
- Couvercle : laiton (?), peinture noire rugueuse

Le nom de la société BREITHAUPT ou son sigle confidentiel "clk" est inscrit à g. près de l'articulation du couvercle-mirroir.
 
Le couvercle marqué d'un A apparaît sur les boussoles à partir de 1944.
Les notes d'information de l'armée de Terre (Heeresmitteilungen) de 1944 indiquent comment se servir de la nouvelle boussole repérée par un A et graduée en sens horaire par opposition aux boussoles précédentes graduées en sens antihoraire.
La notice d'emploi H.Dv. 362 mise à jour
(édition du 10 janvier 1945)

Fiche technique
- Divisions : sens horaire
- Dimensions : 75 x 55 x 20 mm
- Poids: 110 g
- Boîtier: bakélite

Sur ce modèle, l'axe de rotation de l'aiguille est masqué par un disque noir barré d'un trait blanc orienté est-ouest (W-O). On retrouve cette caractéristique sur les boussoles de la société allemande (anc. RDA) Freiberger Präzisionsmechanik (FPM) et sur les boussoles utilisées dans les armées du Pacte de Varsovie (FPM, Pologne et Russie) mais la barre est placée sur un axe N-S !
COKIL



Ce modèle appelé COKIL (COmpass KILometer ? lorsqu'il est équipé d'un curvimètre et COMAR (MARching) sans curvimètre a été fabriqué sous licence en Chine dès 1937 (à droite) et continue d'être produit de nos jours. Il a entre autres équipé les troupes du Nord-Vietnam et de l'Armée populaire de Chine (voir plus loin CHINE).
 
Fiche technique
- N° de série (photo): 65142
- Diamètre : 60 mm
- Hauteur : 20 mm
- Poids : 150 g
- Boîtier : Aluminium
- Réglette (dépliée) : 10 cm
- Clinomètre: en degrés
- Curvimètre : 4 échelles
- Peinture : vert de gris Wehrmacht


Le cadran indique DRGM ("modèle déposé" sous le IIIe Reich) mais sur la rose, le point cardinal Est est indiqué par deux lettres: OE, le O pour l'allemand OST et le E pour EAST en anglais, chose impensable avant 1945.
La face extérieure présente une échelle qui n'est pas sans rappeler celle des boussoles topographiques et d'artillerie du Général PEIGNÉ (voir cette catégorie).



(Photos Peter Spielberg).
Modèle à fond de verre (années 1940)
N° de série: 103201
Fiche technique
- idem modèle ci-dessus

En plus du clinomètre, elle possédait un niveau à bulle.
À chaque extrémité de la règle de 10 cm se trouve un dispositif de visée (guidon rouge et mire noire) pour les mesures d'angles de site.
Le verrouillage de l'aiguille aimantée s'opère à l'aide d'un levier situé à côté de la rose.
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A partir de la fin des années 1950, Breithaupt fabriqua une boussole à amortissement liquide appelée CONAT (abr. pour COmpass NATO) pour les besoins de l'armée de Terre de la Rébublique Fédérale d'Allemagne refondée en 1956 sous le nom de Bundeswehr. Comme on peut le voir sur les fig. du brevet (tableau ci-dessous) et sur la photo de dr., le limbe était initialement imprimé sous la partie supérieure de la capsule. Dans un premier projet, le n° de série de l'instrument (900 sur la photo) était supposé être gravé sur la tranche à g. de l'anneau et la surface blanche (permettant de noter un cap au crayon) se trouvait placée à g. du cran de mire. Le système de positionnement automatique du miroir au à 45° n'existait pas encore par contre, l'index de cap vissé existait déjà. Le guidon était un triangle plat pointe en bas incliné à 45° avant de recevoir plus tard une encoche droite. Le cran de mire était en forme de Y. La photo de droite est extraite d'une description en français datée de 1958 ronéotypée*. Il y est indiqué que l'instrument contient de la peinture radioactive au radium (lien vers une photo à côté d'un compteur Geiger indiquant 0,94 µSv/h, c'est-à-dire le décuple du rayonnement  ambiant naturel). Ceci est confirmé par un avertissement dans la notice TDv 6605 du CONAT 2 (copies disponibles). 
À g. : une boussole CONAT de la 1ère série à peinture autoluminescente au radium (devenue grise) des initiales et des repères des points cardinaux et présentant le n° d'approvisionnement OTAN (NSN) 12-123-9866. L'aiguille était rouge et noire et la plaque de dessous transparente (photo de dr.). Sur certains modèles, un autocollant indiquant le NSN 6605-12-341-8467 a été appliqué par-dessus le n° d'approvisionnement d'origine.

* NOTA : Le symbole utilisé en allemand pour l'unité millième d'artillerie (un trait d'union long '—' pour le mot Strich qui signifie normalement "trait") n'avait pas été compris du traducteur et laissé en l'état. Sur le site internet de cette société, l'erreur n'avait toujours pas été corrigée en mai 2013, ni pour la version en espagnol d'ailleurs non plus !

Voir aussi les autres modèles utilisés par la Bundeswehr.

Modèle CONAT  (COmpass NATO) 





Un brevet /dépôt de modèle de juillet 1956 décrivait un système muni d'un miroir se relevant à l'ouverture grâce à une double articulation et s'immobilisant automatiquement à 45°. Ci-dessous: croquis extrait du brevet n° 1.730.856, fig. 1 à 4.



Le miroir ne doit pas être rabattu en force car cela détériorerait le mécanisme de relevage automatique (photo de l'autocollant avec message de précaution).





La Bundeswehr s'efforçait de susciter les vocations pour le recrutement avec une photo de cette boussole (1967). Cliquer sur l'image pour voir le formulaire complet (photocopie disponible sur demande) :


" Le cap est bon..."

Fiche technique
- Dim. : 65 x 58 x 20 mm
- Poids : 120 g
- Réglette latérale : 110 mm
- Graduation : 64oo mill. sens hor.
Marquages dans le couvercle :
- logo du fabricant,
- n° de nomenclature OTAN (NSN)
- désignation du client : BUNDESWEHR ou BUND, parfois avec un point blanc en dessous (image de g.). Les plus anciens modèles étaient revêtus d'un tampon représentant un aigle stylisé (rouge ou blanc) en lieu et place du sigle de l'utilisateur. L'abr. BWB signifie Bundesamt für Wehrbereich und Beschaffung (service des approv. militaires). Il a existé une version avec une illumination au Tritium* (symbole ³H) et le mot BUND (au lieu de Bundeswehr) gravé dans le couvercle. On connaît trois n° d'approvisionnement OTAN :
• 12-123-9866
• 6605-12-135-2210
• 6605-12-341-8467 (autocollant)
Les premiers modèles possédaient une butée sous l'articulation. La date de fabrication des capsules est gravée sur le fond (ici : 4/90).

* Modèle réformé au début des années 90.

Documentation du fabricant et doc. milit. officielle TDv 6605 (mode d'emploi et manuels de maintenance, photo ci-dessous) disponibles.

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BRUNSON

Portrait : société étasunienne créée en 1927 par A.N. Brunson à Kansas City, Missouri. Lire l'histoire sur le site www.brunsonkc.com.


(Cliquer sur la photo pour l'agrandir)
Boussole à lentille de grossissement standard de l'armée étatsunienne quasiment identique aux modèles Cammenga, Stocker & Yale (SandY) etc.
Ces boussoles contiennent du tritium (³H) et ne sont que faiblement radioactives.
Fiche technique
- Dimensions : ... x ... x ... mm
- Poids : ... g

BRUNTON

Portrait : La société BRUNTON (aucune adresse ni possibilité de la contacter sur son site www.brunton.com) a été créée en 1895 (pour plus de détails voir Wikipedia en anglais). Elle commercialise sur la Toile des évolutions de la célèbre boussole de type BRUNTON Pocket Transit compass (voir section Topographie et Artillerie). Exemples de boussole de randonnée (photo de dr.) : cet objet qui semble être plus un jouet qu'un instrument est affiché à 99,99 dollars US. Nous supposons qu'il s'agit d'une erreur car si on le compare à la boussole de marche militaire beaucoup plus sérieuse BRUNTON 9077 affichée à seulement $9.99 (cliquer sur l'image pour voir la comparaison). Voir aussi cette vidéo assez critique montrant les faiblesses d'une boussole tout aussi simpliste : Trekker Outdoor.
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BÜCHI

Portrait : société suisse fondée en 1871 par Friedrich Büchi. L'adresse de Büchi était "E. F. BÜCHI, fils, Optische Werkstätte, Spitalgasse 18 - Berne".
La boussole décrite ci-dessous fait référence à un brevet NIEDERMANN. Il s'agit d'Albert Niedermann qui l'obtint pour la Suisse (n° 152.634) le 15 février 1932 (n° du brevet français : 728.940 du 13. juillet 1932). Voir plus de détails à l'article Niedermann.
Le brevet est en ceci très intéressant car il contient un croquis avec un miroir articulé, incliné de 45° vers le bas et montrant la rose vue par dessous comme cela a été repris dix ans plus tard sur les boussoles en forme de boîte d'allumette de la société RECTA et par l'Allemand WILKIE après la seconde guerre mondiale.
(voir aussi la catégorie Boussoles topographiques et d'artillerie).

BÜCHI, modèle I





Mode d'emploi en français et article de la presse spécialisée d'époque (en allemand) disponibles.
Fiche technique
- Dimensions : 92 x 65 x 18 mm
- Poids : 130 g
- Double échelle de distances :
1:50.000e / 1:100.000e




Fig. 1 de la page 3 du brevet NIEDERMANN 
BÜCHI, modèle II 



Un dispositif simple constitué de deux ergots métalliques permettait de mesurer la pente (fonction clinomètre) à l'aide des échelles visibles sur les côtés de l'élément central en bakélite marron. Ici: 58% positif (voir aussi la fiche technique)





Ces modèles BÜCHI font référence à un brevet NIEDERMANN. Il s'agit d'Albert Niedermann qui fit breveter ce système le 31 août 1938 en Suisse (voir à dr.).


Vue à plat pour prise de repères sur une carte
Fiche technique
- Dimensions : 94 x 65 x 20 mm
- Poids : 190 g
- Double échelle pente : 0-110% (positif et négatif)
- Echelle distances sur le côté : 1:50.000e = 8 km



Ci-dessus: Brevet 199.512 de NIEDERMANN, fig. 1 et 2.
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BUNDESWEHR

Modèles de boussoles utilisés dans la Bundeswehr (ou développées pour elle) depuis sa création en 1956 à aujourd'hui :
- ASKANIA
- BÉZARD
- BREITHAUPT
- BUSCH
- WILKIE
(voir aussi boussoles pour géologues et d'artillerie ainsi que la boussole à agrafe de SILVA utilisée dans la Luftwaffe de la RFA)
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BURNAT, Henri

Portrait : ancien fabriquant français d'instruments de randonnée (plus de détails ICI). Henri BURNAT déposa plusieurs brevets dont un pour une nouvelle fixation des capsules dans les boîtiers de boussoles. Il fabriquait également des altimètres et des podomètres. Le logo de la société représentait un curvimètre entouré des lettres H(enri), B(urnat) et PARIS. Il apparaît sur la rose face au SUD.
La taille et la forme extérieure de cette boussole étaient comparables au fameux Modèle 1922 mais elle offrait de nombreuses fonctionnalités supplémentaires. Cet instrument apparaît dans le catalogue du Vieux Campeur édition de 1964.
Voir aussi la catégorie boussoles de gousset (Burnat et Baudet).
(Aucune autre information disponible pour l'instant - écrivez-nous si vous pouvez nous aider à compléter cet article).



Cliquer sur la photo ci-dessus pour l'agrandir

(Photos B. Gairaut - coll. priv.)


La rose et le bord de la capsule avec les trois points lumineux


Ci-dessus (à g.): Le cadran du clinomètre.
(à dr.) : La mesure d'un pendage s'effectue à l'aide du cran de mire (encoche peinture blanche) et du guidon (tige de 2 mm).
Nota: La ligne rouge n'est qu'une gravure destinée à visualiser le dispositif
.
La valeur se lit dans le miroir.

Ci-dessous : description dans le catalogue du "Vieux Campeur", éd. 1964 :



(Cliquer sur les photos pour les agrandir)
Fiche technique
- Dimensions : 85 x 68 x 20 mm
- Poids : 90 g
- Miroir métallique à double face pour boussole et clinomètre
- Règle graduée de 50 mm sur la charnière
- Echelle de mesure des pentes en degrés et en pourcent. Chaque échelle est imprimée normalement et inversée pour lecture dans le miroir.
- Rose flottante dans un liquide d'amortissement munie de 2 points lumineux de part et d'autre du NORD. La remise à niveau du liquide pouvait s'effectuer au moyen d'une vis visible sur le côté de la capsule.
- Boîtier muni de 3 points lumineux équidistants, l'un dans l'axe de visée, les deux autres à 60° de part et d'autre de la ligne de visée



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BUSCH (cxn)

Portrait : BUSCH était une société allemande située à Rathenow, au nord-ouest de Berlin.
Pour en savoir plus, cliquer ICI (à dr. et ci-dessous, logos de la sté.).
Voir aussi les catégories boussoles de gousset et boussoles de topogr. et d'artillerie.

Le modèle sans doute le plus ancien (photo du bas dans le tableau ci-dessous) est semble-t-il très rare et peu connu. L'illumination des repères consiste en éléments de papier imbibé de sels lumineux (dit de Balmain) découpés en fines bandelettes protégées par une feuille de mica et placés dans le couvercle et sur la ferrure de l'anneau, en carrés minuscules* collés à l'emplacement des points cardinaux sur le limbe et en peinture lumineuse appliquée sur l'extrémité nord de la fausse l'aiguille. Cet instrument permettait de régler un angle de marche d'après une carte sans devoir orienter celle-ci au nord auparavant. Il suffit de poser la boussole ouverte sur la carte avec les protubérances en forme de cran de mire et de guidon plats de la plaque de base rotative dirigés vers le nord de la carte et de faire tourner le boîtier de manière à orienter les repères d'alignement vers le but à atteindre.
* parfois noircis avec le temps, à peine discernables.






(Photo ci-dessus A. Brenner)

Ce modèle existai aussi avec un cadran noir (lien vers photo).



(Cliquer sur les images pour les agrandir)
Fiche technique
Dimensions :
• Longueur h.t. (fermée) : 85 mm
• Epaisseur (fermée) : 20 mm
• Diam. (boîtier) : 55 mm
- Limbe : 360° sens hor., points card. en langue allem.
- L'aiguille était composée de plusieurs éléments: une fausse aiguille en aluminium portant de la peinture lumineuse sur son extrémité nord et  fixée sur une véritable aiguille magnétique très courte (lien vers photo). Ceci permettait de tenir compte de la  déclinaison. Verrouillage aiguille : automatique à la fermeture du couvercle.

Elle existait en deux versions, l'une à fond clair avec gravures en noir, l'autre à fond noir avec gravures lumineuses. Cette dernière est sans doute la plus ancienne, l'autre ayant une base ronde à flanc moleté sans cran de mire et guidon.

L'anneau est fixé au moyen d'une vis conique longue et mince, attestant la fabrication de l'instrument vers la fin du 19e s.


Les trois formes de boîtier les plus répandues sont décrites dans un catalogue datant des années 1930 (voir ci-dessous). Les deux premières ont été à la base de nombreux modèles fabriqués aussi entre autres par Breithaupt. La plupart des limbes des modèles de la 2e GM étaient gradués en 6400 millièmes en sens antihoraire.
Datation de documents à l'aide du prix : le livre Kartenlesen (1934) donne les prix des modèles I et II (30 et 14,5 Reichsmark).

La boussole ci-dessous a été inventée et brevetée par le cartographe russe Vladimir N. Adrianoff dont la boussole bracelet porte le nom dans les armées de la plupart des pays de l'Est. Elle est décrite en détail dans un manuel de formation de l'Armée Rouge (NOTA : Nous avons besoin de votre aide pour le traduire. Merci d'avance).

Modèle n° 3350 du catalogue BUSCH (env. 1930 ?) appelé Militär-Kompass
(Cliquer sur l'image pour voir la descr. en all. du catalogue)

NOTA : Il est très probable que BUSCH n'ait pas fabriqué mais seulement importé / proposé cet instrument. Les seules versions connues sont des modèles norvégien (ci-dessous) et russe (voir Bracelet/Adrianoff).
Version en norvégien
(V = Vest / ouest)


Photo Totto EIDE
(Cliquer sur les photos pour les agrandir)

Nous possédons une version qui porte gravée sur le couvercle un nom (le fabricant réel ?) HAKON LUNDE et une adresse STORGAT. 24 autour d'une date (fondation de la Sté?) : 1874.
Photo du couvercle en laiton et de la boîte cylindrique.
 Fiche technique
- Diamètres : base 54 mm, boussole : 50 mm
- Hauteur boîtier seul : 14,4 mm (pinnules relevées : 33,5 mm)
- Poids : 83 g
- Ligne de direction de la marche : peinture lumineuse (radium selon le catalogue)
- Points cardinaux : peinture noire ou lumineuse selon les versions
- Rose des vents : 360°
- Graduation du limbe sup. : 0-60 par incréments de 5, subdivisés en 15 unités (3 x 5) c'est-à-dire 180 au total, chaque unité correspondant à 2 degrés.
- Des œillets permettent de la fixer peut-être sur une petite pièce d'artillerie car ils ne sont pas adaptés pour un bracelet.

Le verre est maintenu en place au moyen au moyen d'un fil de cuivre logé dans les gorges (lien vers photo) respectives de la base et du couvercle rotatif.


Boussole pour l'organisation de jeunesse JUNGENDIENST - modèle X sans miroir (voir catalogue ci-dessous et glossaire sous DIVERS / Terminologie)

Livrets d'instruction pour organisations de jeunesse paramilitaires et pour utilisateurs divers

(Le contenu est identique, seule la couverture diffère. L'éd. de dr. est sans doute la plus ancienne)

Boussole pour le Jungendienst,
(modèle XI - avec miroir)

Cette forme est longtemps restée après la 2e G.M. la forme de base de presque toutes les boussoles de randonnée allemandes (voir aussi WILKIE, PASTO, FPM).

Elle se portait dans un petit sachet en tissu de la même couleur (brune) que les chemises.
  
Divers documents dont les Wehrsporttafel 8 (en rouge, voir la boutique) et le livre DEUTSCHER JUNGENDIENST contiennent les modes d'emploi.

Fiche technique
- Dimensions : 70 x 55 x 18 mm
- Poids : 67 g
- Boîtier : bakélite
- Sacoche : tissu
Le Logo imprimé sur les boussoles représentait une portion de boussole en perspective : un triangle figurant la pointe de l'aiguille magnétique dans lequel était inscrite la lettre initiale (B) et un segment de la rose graduée.



Catalogue et notice utilisateur originale de BUSCH (env. 1935)



(Cliquer pour voir le document ouvert)
Cette forme de boîtier se retrouve aussi sur la boussole de FPM (dont fut équipée la KVP) et celle de BREITHAUPT avec clinomètre et curvimètre ainsi que les boussoles chinoises fabriquées sous licence.


Marschkompass II
(boussole de marche, mod. II)
(Clic sur photo : logo et sacoche en cuir)


Photos de droite: un sous-officier Oberscharführer (sergent) et un Sturmmann des Waffen-SS équipés d'un modèle II.
Le même boîtier mais avec une capsule avec amortissement par liquide

 

Fiche technique
- Dimensions : 65 x 57 x 16 mm
- Poids : 70 g
- Boîtier : bakélite
- Sacoche : cuir
- Ligne de foi : est - ouest


Marschkompass I
(boussole de marche militaire modèle I)

Version export pour la PERSE:

Ceci est la version laiton utilisée par les soldats de la Wehrmacht avec le modèle à boîtier en bakélite. Il y en eut deux versions: aiguille sèche (ci-dessous) et à bain liquide amortisseur (à dr.).



(Clic sur photo : boussole ouverte)

Fiche technique
- Dimensions : 68 x 55 x 18 mm
- Poids : 130 g
- Boîtier : laiton
- Anneau : nickel
- Réglette pliante : 50 mm

(Clic sur photo : boussole ouverte et démontée)

Fiche technique
- Dimensions : 68 x 55 x 18 mm
- Poids : 75 g
- Boîtier : aluminium
- Anneau : nickel
- Capsule à bain d'huile
- Réglette pliante : 60 mm
- Ligne de foi : nord - sud
Boussole ayant appartenu à un soldat américain ayant combattu en Italie pendant la 2ème Guerre Mondiale au sein de la First Special Service Force, également connue connue sous le nom de “The Devils Brigade”. C'était une unité mixte composée de commandos américains et canadiens qui fut engagée dans des combats féroces en particulier à Anzio. Version export pour les troupes de l'Italie fasciste développée sur la base du modèe Jungendienst.



(Cliquer sur la photo de droite pour voir une vue détaillée du cadran - Photos T. Schifani)
Fiche technique
- Divisions : sens antihoraire
- Dimensions : 75 x 55 x 20 mm
- Poids : 110 g
- Boîtier : bakélite
- Divisions : 360° sens horaire, points  cardinaux dans une langue latine (NESO - voir Divers / Points cardinaux - France)
- Marques au radium : 2 au nord, une à chaque autre point cardinal
- Trait repère du nord magnétique à 6° Ouest


 

(Vue détaillée du cadran: Cliquer sur la photo de dr.)

Noter la barre Est-Ouest comme sur Bézard
Modèle utilisé par la  Bundeswehr
 

La sacoche était rectangulaire comme celle des boussoles Bézard
Busch-Göttingen réalisa pour la Bundeswehr (Bw) une boussole en plexiglas à capsule transparente munie, sur la tranche droite du boîtier, de symboles de hauteur (bâtiment, véhicule, homme) permettant d'estimer les distances. Elle se distinguait des boussoles de la Wehrmacht par diverses améliorations : index de déclinaison magnétique réglable, miroir à fente de visée, pieds en caoutchouc pour assurer une meilleure stabilité posée sur la carte.
Elle ne fut probablement fabriquée qu'en faible quantité au moment de la création de la Bw (1956).
Sa référence d'approvisionnement OTAN était:
6605-12-120-1507.

COMMENTAIRE : Il est probable que le boîtier présentait le même défaut que la boussole BARIGO (voir plus haut) très sensible à l'électricité statique.


Le disque central présentait une barre Est-Ouest.




Photos D. Engstfeld
(Cliquer sur les images pour les agrandir)

Sacoche en matière plastique pointue à la base
La Police de Rhénanie du Nord/ Westphalie (Nordrhein-Westfalen) était équipée jusqu'à fin des années 1980 de ce type d'instrument mais teinté en noir dans la masse. Ils ont presque tous été détruits ou jetés. Celui-ci est peut-être le seul restant !

Ces boussoles servaient à l'orientation des agents à pied ou à cheval et avec des maîtres-chiens dans les opérations menées sur des terrains ou bâtiments vastes (usines) avant la dotation de systèmes électroniques.
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